17.05.2008

Dans le carton, tout est bon

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Chaque jour, les Français réalisent le geste anodin d'acheter du lait et des jus de fruits, mais cela n'est pas sans conséquence, puisque cet acte implique la production annuelle de plus de 5 milliards d'emballages, ayant un impact certain sur l'environnement (source : Tetrapak).


Tetra Pak lance une campagne cosignée par le WWF France, pour sensibiliser le consommateur sur l'importance de ses choix en matière d'emballage, pour la préservation de la planète.


Relayée en affichage dans les villes de plus de 100 000 habitants et les gares parisiennes, la campagne interpelle les consommateurs en mettant en scène une brique de carton portant des questions comme : "quel emballage choisir pour mieux préserver la planète ?", et les renvoie au site www.cartonpourlaterre.com pour y trouver la réponse


Sur ce site - joliment réalisé, par ailleurs -, Tetra Pak expose de façon très pédagogique en quoi les emballages carton sont plus respectueux de l'environnement que leurs homologues verre et plastique, et comment la marque agit pour produire plus « responsable », de la gestion des forêts à l'incitation au tri des déchets, pour favoriser le recyclage des emballages. On peut aussi approfondir certains sujets en cliquant sur les liens proposés par Tetra Pak.


Après l'information, l'interaction, avec notamment :

  • un petit module permettant à l'internaute de calculer l'impact en rejet de CO2 de ses achats de liquides alimentaires,

  • une rubrique ludique, baptisée «sourire», sur laquelle on peut, en quelques clics, faire un coloriage, un puzzle, ou répondre à un quizz pour savoir si on est plutôt «Docteur Gâchis ou Mister Vert »

  • une charte par laquelle l'internaute peut s'engager, en la signant en ligne, à privilégier le carton dans ses achats, à trier ses déchets, et à interpeller ses élus locaux sur le sujet.




Au final, une campagne informative concrète, positive, et de grande qualité.

Monoprix lave plus vert

En collaboration avec l'Agence Nationale du Service à la Personne, l'OPCALIA et l'Académie de la Propreté, Monoprix annonce le lancement de la première formation professionnelle au ménage « vert ».


Cette formation, proposée dans un premier temps à des entreprises de prestation de services d'Ile de France, a comme objectif de « favoriser des pratiques plus respectueuses de l'environnement et à participer à la professionnalisation du secteur des services à la personne, en permettant aux participants d'acquérir de nouvelles compétences et en valorisant leur métier. », dixit le site internet www.menage-vert.com


Le site internet, ouvert à tous, présente les objectifs de la formation, les différents intervenants, et des témoignages des sociétés de services participantes. Pour le grand public, il propose aussi des conseils et des astuces pour un ménage plus respectueux de l'environnement.

Bien sûr, il met l'accent sur la gamme de produits d'entretien de Monoprix.


Au moment où Leclerc, Carrefour et Super U investissent fortement en télévision pour médiatiser leurs produits équitables ou leurs gammes écologiques, et se forger ainsi une respectabilité en la matière, voici une initiative intéressante de la part de Monoprix pour mettre en avant ses propres produits verts.


En effet, c'est un excellent canal de bouche-à-oreille : quelle meilleurs prescripteurs de produits d'entretien verts que les agents de ménages qui interviennent chez des particuliers, pour toucher justement ces particuliers ? En dehors du prix de vente, un des principaux obstacles à l'utilisation de produits d'entretien verts était leur supposée efficacité moindre par rapport aux détergents. Mais comment convaincre les Français de les essayer... pour les adopter ? En apportant la preuve de leur efficacité comparable aux produits classiques, grâce aux agents de ménage, directement dans les foyers.


Et il serait injuste de réduire cette initiative à une simple mécanique d'échantillonnage et de valorisation de son image d'entreprise citoyenne : bien sûr que des retombées positives sont attendues dans ces deux domaines... mais ce partenariat s'inscrit dans une démarche de développement durable réelle, en mettant la formation et la professionnalisation au cœur du dispositif, ce qui mérite d'être souligné.

20:22 Publié dans Marketing durable | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Marketing durable, Image de marque | | |  Facebook

De l’éco-laid à l’éco-chic à l’éco-icône

(source : www.trendwatching.com/ )

2008, année du bio-culte ?

Alors que l'environnement est devenu un sujet de préoccupation pour la plupart des gens (canicule puis Grenelle obligent), on a vu la tendance éco-bio se métamorphoser, pour passer de l'« éco-laid » (des produits tristes, plus chers et moins performants que leurs homologues moins responsables), à l'éco-chic (des produits respectueux de l'environnement, tout aussi plaisants, valorisants et efficaces que les versions « polluantes »).

De plus en plus de créateurs d'entreprise se lancent dans le bio, avec une idée en tête : créer des produits pour améliorer et embellir la vie quotidienne... et préserver l'avenir. Grâce à eux, le Bio n'est plus synonyme de retour au « tout naturel », sans artifice ni ...marketing. On a désormais le droit de concilier efficacité, plaisir personnel et respect de la nature et de l'environnement de tous.

L'étape suivante, c'est le passage de l'éco-chic à l'éco-icône, et c'est pour 2008 selon Trendwatching.



En effet, les acheteurs de produits « verts » ont un sentiment d'exemplarité par rapport aux acheteurs moins consciencieux en terme de respect de l'environnement.

Ils veulent être reconnus pour cette attitude modèle par le reste de la société - d'autant plus que des millions de gens sont désormais susceptibles d'être impressionnés par leur mode de vie - et pour cela ils ont besoin de produits « stars » : des produits au design inédit -évidemment, qui ne ressemblent surtout pas à un homologue éco-irresponsable - , suffisamment médiatisés de sorte que le grand public puisse les reconnaître au premier coup d'œil, et qui incarneront ainsi de la conscience verte de leur propriétaire.



Exemples :

La célébrité du moment en la matière, c'est sans doute la Toyota Prius, depuis qu'elle a été adoptée par nombre de stars hollywoodiennes. Et la première raison d'achat de la Prius, citée par 57% de ses propriétaires dans une étude réalisée pour le CNW Marketing Research, reprise par Trendwatching, c'est qu'elle leur donne une crédibilité écologique.

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Mais Trendwatching présente également des exemples dans d'autres secteurs d'activité :

Une société néo-zélandaise, Beauty Engineered Forever , a développé une gamme de produits d'entretien à base d'huiles essentielles et d'ingrédients naturels. Leur « plus » ? Le packaging, clin d'œil au vécu du consommateur avec des noms tels que « I'll do your dirty work » ou « Trust me with your delicates ». Ecolo, cool et définitivement repérable dans une cuisine.

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Cortland a conçu des sacs à main incorporant un panneau solaire, qui s'utilisent très facilement. Il se recharge à l'extérieur et à l'intérieur, en le plaçant près d'une fenêtre, et permet de collecter suffisamment d'énergie pour recharger un téléphone portable ou un ipod.

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Néanmoins, tout ceci reste vrai... tant que les consommateurs ont encore le choix : acheter « vert » ou pas.

Trendwatching conclut son brief sur cette note : pour que les résultats soient mesurables en bénéfices réels pour l'environnement, il faudra plus que quelques éco-icônes. Ce qui signifie très probablement que de plus en plus de produits de notre quotidien deviendront obligatoirement écolo, que ce soit par la volonté des fabricants ou l'intervention des gouvernements, de telle sorte que les consommateurs n'auront pas d'autre choix que d'opter pour des produits « eco-friendly ».

Sanex lance des déodorants à la pierre d'alun

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Surfant (à son tour) sur la vague des minéraux - très en vogue dans les cosmétiques - et du bio, Sara Lee lance la gamme Sanex NaturProtect, 4 déodorants intégrant de la pierre d'alun dans leur formulation :

  • 2 déodorants peau sensible, en spray et en bille

  • 2 déodorants peau normale, idem


Les produits sont par ailleurs sans paraben.

Les acheteurs de produits d'hygiène bio ne s'y tromperont néanmoins pas : il s'agit de produits "bio-like", "d'inspiration bio", mais pas de vrais produits bio.

D'aucuns diront que c'est trompeur, que la grande consommation récupère déjà une tendance de consommation émergente : acheter responsable et respectueux de l'environnement, au détriment des acteurs authentiques, en induisant le consommateur en erreur.

Mais, c'est un vrai débat : sans la grande consommation, et sans un passage par le "bio-like", le bio peut-il vraiment devenir le mode de consommation majoritaire ? On pourra ensuite se demander s'il est souhaitable, pour la nature et ses ressources fragiles, que le monde entier se mette à consommer bio...



Pour info :

L'alun est un antiseptique et un astringent : concrètement, il régule la transpiration en resserrant les pores de la peau et lutte contre les bactéries responsables des odeurs ... désagréables. Pour les hommes, il est aussi efficace comme après-rasage, pour apaiser le feu du rasoir.

La pierre d'alun est d'ailleurs principalement commercialisée comme déodorant dans la plupart des boutiques bio.

A noter qu'il y a un débat sur la toxicité de l'aluminium contenu par l'alun.