26.09.2009
Services client (2) : le conseiller interactif pour Pixmania.com
Pixmania.com vient de lancer sur son site un nouveau service d'aide au choix à l’attention des consommateurs sans connaissances techniques : les « PixExperts »

Les PixExperts sont des conseillers interactifs qui, en vidéo, posent à l'acheteur cinq questions simples pour cerner l'usage qu'il fera du matériel recherché, recommandées par les chefs de produit de l'e-commerçant.
Les PixExperts en déduisent une liste de résultats, que l'internaute peut ensuite affiner selon des critères complémentaires (exemple : fourchette de prix, de mémoire vive, de capacité de stockage, pour un ordinateur portable) et un comparateur de produits.
Après recherche sur le site, pour le moment, seuls les ordinateurs portables et les téléviseurs à écran plat semblent bénéficier de ce service. J’ai donc réalisé plusieurs essais, sur ces deux catégories.
Sur les ordinateurs portables, j’ai trouvé le moteur de recherche pertinent, par contre j’ai été déçue par le comparateur de produits qui ne donnait des informations que sur 5 ou 6 caractéristiques techniques (mémoire vive, disque dur, processeur…), et aucun sur les fonctionnalités.
Sur les téléviseurs, mon premier essai s’est avéré négatif : alors que le « PixExpert » m’expliquait comment optimiser les résultats de ma recherche, celle-ci s’est avérée nulle (aucun produit ne correspondait à mes critères, apparemment le fait de déclarer dans ses équipements périphériques « un raccord informatique » est bloquant)
En résumé, une initiative intéressante, mais qui gagnerait à être améliorée :
- on peut être « nul » en technologie, mais avoir des besoins spécifiques : les questions du PixExpert couvrent uniquement des utilisations standard. On pourrait envisager des questions supplémentaires dès lors que le moteur détecte dans les premières réponses une situation « non standard »
- la démarche d’accompagnement peut être poussée au-delà du résultat de la recherche, avec une assistance sur la comparaison des produits, par exemple. Dans le cas présent, il faut faire aveuglément confiance à la sélection du PixExpert, et faire ensuite son choix avec trop peu d’information.
- et pourquoi pas proposer un « click to call », mettant en relation l’internaute et un conseiller « réel » pour finaliser sa sélection, et enregistrer sa commande ?
10:07 Publié dans E-commerce, Expérience digitale, Services | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : pixmania, services, conseiller interactif, moteur de recherche |
|
|
Facebook
03.08.2009
NIKE PHOTOiD : l’interactivité visuelle pour renforcer la relation client
Un an après, petit retour sur la campagne PHOTOiD de Nike.
Cette campagne consistait à proposer aux consommateurs d'utiliser leur téléphone mobile pour choisir des couleurs qu'ils aimaient dans le monde qui les entouraient, et d'avoir ces couleurs intégrées dans une paire de Nike ainsi customisée.
C'est une des premières campagnes fondée sur l'interactivité visuelle pour impliquer davantage le consommateur dans sa relation à la marque et ses produits, et toujours un excellent exemple marketing.
Depuis 1999, Nike a placé la customisation par les clients au cœur de sa stratégie relationnelle grâce au service NIKEiD. Sur le site www.nikeid.com, on peut choisir parmi toute une gamme de coloris et de matériaux pour créer des chaussures, des sacs et des vêtements totalement à son goût.
Mais Nike voulait aller plus loin, et s'est alors tourné vers l'agence mobile AKQA pour donner accès à ses clients au service NIKEiD via leur téléphone mobole. PhotoiD avait comme objectif de renforcer la position de Nike en tant que marque leader en matière d'innovation et de création de nouvelles expériences.
Le service est très simple d'utilisation
- Tout d'abord, les utilisateurs doivent trouver des couleurs dans leur environnement qu'ils souhaitaient voir sur leurs baskets, et prendre une photo de ces couleurs avec leur mobile.
- Ensuite, ils envoient ces photos par MMS à Nike
- PhotoiD identifie les 2 couleurs dominantes de l'image, recherche parmi les coloris disponibles chez Nike les tons les plus approchants, et génère une image des baskets ainsi customisées
- Enfin, le client reçoit une image de ses chaussures customisées, superposées à sa photo originale.
Le tout en quelques secondes, ce qui rend le processus vraiment très interactif pour le consommateur.
Une fois que le consommateur a reçu son image, il peut bien sûr la sauvegarder comme fond d'écran, l'envoyer à un ami, et surtout aller sur le site internet NIKEiD et saisir son code DESIGNiD pour finaliser son achat.


(photos : Mobile Advertising News)
L'interactivité visuelle est la branche en plein essor du marketing mobile - et très probablement celle qui va lui permettre de monter en puissance - grâce aux développements technologiques récents : QR codes, reconnaissance d'images, et autres réalité augmentée
Cette campagne est un très bon exemple d'interactivité visuelle : ici on a utilisé les capacités de capture d'image et d'envoi/réception de MMS d'un mobile comme moyen d'interagir avec le consommateur.
Croisons cela avec le boum des applications mobiles, et nul doute que les « copies » vont se multiplier.
08:00 Publié dans Expérience digitale, Marketing mobile, Services | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : nike, biens de consommation, customisation, photoid, interactivité visuelle, marketing mobile |
|
|
Facebook
06.07.2009
Avec YOOSTAR, c'est vous la star
Avez-vous jamais rêvé, une toute petite fois, de prendre la place de Marilyn Monroe ou de George Clooney dans un grand film hollywoodien ?
Avec YOOSTAR, c'est désormais possible.
Yoostar est une nouvelle technologie qui permet aux utilisateurs de s'insérer « digitalement » à la place des acteurs originaux de films ou de séries TV, dans des mini-séquences. Pour 170 $, la plate-forme comprend une web cam professionnelle télécommandable, un écran vert portable (le fameux écran vert qui sert de fond pour les tournages en motion capture), et le logiciel Yoostar, compatible PC et MAC.

L'utilisateur choisit son rôle parmi la bibliothèque de clips proposés par Yoostar, alimentée grâce aux partenariats signés avec les principales majors hollywoodiennes. On trouve par exemple des extraits du « Parrain », de « Terminator », ou encore de « Certains l'aiment chaud ». Le « kit de base » est livré avec 38 extraits, et il sera possible d'en acheter régulièrement de nouveaux sur le site web Yoostar.com.
Une fois le rôle choisi, l'utilisateur se place l'écran vert, dans la position de l'acteur et déclenche la prise de vue. Mais Yoostar permet aussi la libre interprétation : l'utilisateur n'est pas obligé de respecter scrupuleusement les mouvements initiaux du personnage, et le nombre de prises de vue n'est pas limité de sorte que chacun peut laisser cours à son imagination.


Les scènes sont enregistrées sur l'ordinateur de l'utilisateur, mais celui-ci est invité à les partager sur le site de Yoostar, où elles pourront être visionnées et notées par les autres membres de la communauté, voire participer à des concours. Le site comprendra bien sûr tous les bons ingrédients d'un réseau social qui se respecte, avec création de profil, communauté d'amis, lecteur de vidéos « embed » et widgets pour diffusion vers les autres medias sociaux.
Photos : Yoostar
09:51 Publié dans Expérience digitale, Marketing 2.0 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : expérience digitale, yoostar, motion capture, marketing 2.0, user generated content |
|
|
Facebook
20.04.2009
« Clinique » place ses produits dans une Web série chinoise
(Source : Journal du Net et The Wall Street Journal)
Le groupe de cosmétiques Estée Lauder, via sa marque Clinique, est sponsor d'une web série chinoise appelée "Sufei’s diary", créée et produite par Sony, pour proposer du placement de produits on-line à des annonceurs d’horizons variées, et qui connaît pour sa première saison un véritable succès.
La marque Clinique est actuellement 62e du marché chinois des cosmétiques, très loin derrière Procter & Gamble ou bien encore Avon, et comptait sur ce nouveau format publicitaire pour améliorer sa notoriété et son appétence. Pari gagné ?
"Sufei's Diary" est en fait l’adaptation pour la Chine de « Sofia’s diary lancée par Sony au Portugal en 2003, et qui a ensuite été déclinée au Brésil et en Grande-Bretagne, notamment. Mais la version chinoise est ouvertement plus commerciale, et présente davantage d’éléments interactifs.
En 40 épisodes de 3 minutes chacun, la série raconte les aventures d’une étudiante de Shangai en mêlant adroitement aux scénarios les produits des marques sponsors.
Par exemple, dans un épisode de la série, Sufei se rend dans un corner Clinique. A d’autres moments, elle utilise des équipements Sony, comme un ordinateur Vaio ou bien encore un appareil photo Cybershot, et elle participe même à une compétition organisée par le site de recherche d’emploi chinois 51job.com, un autre sponsor.
Les webspectateurs sont impliqués dans le déroulement de l’histoire, qui place régulièrement Sufei face à des choix « cornéliens » (de type doit-elle aller faire un karaoké avec ses amies, ou accepter l’invitation d’un beau jeune homme, doit-elle regarder un show télévisé ou bien étudier…), sur lesquels les internautes se prononcent en votant par SMS ou sur le blog de la série.
Depuis ses débuts en décembre 2008, "Sufei's Diary" a généré plus de 20 millions de vidéos vues, le format interactif contribuant largement à son succès.
Mark Heap, Directeur du compte Estée Lauder chez Omnicom Media Group, estime que chaque épisode de la série est vu en moyenne 453,000 fois, à comparer aux 50 000 vues par épisode de la version britannique, "Sophia's Diary."
Ces chiffres illustrent le fait que les jeunes adultes chinois passent beaucoup plus de temps sur Internet qu’à regarder la TV : 16 heures par semaine sont consacrées à l’utilisation d’Internet, contre 11 à regarder la TV, selon l’institut d’étude Forrester Research.
Alors que Sony rassemble actuellement de nouveaux sponsors pour la deuxième saison de la série, Estée Lauder n’a pas resigné mais se dit satisfait des résultats de ce premier essai. Mark Heap précise que l’espace Internet chinois étant relativement moins contrôlé que les autres canaux de communication, cela ouvre des opportunités d’expérimentation pour les annonceurs et les agences, et qui plus est à un coût bien inférieur à des initiatives similaires en TV.
En réponse à un questionnaire posté sur le site web de la série plus de 1500 personnes ont affirmé qu’ils seraient plus enclins à acheter des produits Clinique qu’ils ne l’étaient 3 mois plus tôt. Quasiment la moitié de ces clients potentiels sont des hommes, un marché que la marque ne touche pas autrement.
Photos : Sony Pictures Television International

07:45 Publié dans Buzz marketing, Campagnes pub, Expérience digitale, Marketing 2.0 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : clinique, sufei's diary, sony, web série, placement de produit |
|
|
Facebook
18.12.2008
Un guichet « e-commerce » pour La Poste
La Poste se lance dans le e-commerce avec un bureau de poste virtuel, http://monbureaudeposte.laposte.fr
Le point d’orgue du site : une boutique virtuelle en 3D, réalisée par Publicis Modem, inspiré d’un point de vente « typique ». On y retrouve quatre espaces thématiques, correspondant aux quatre types d’offre produits que La Poste souhaite mettre en avant pour démontrer la diversité de ses services :
- Colis / Courriers
- La Banque Postale
- La Boutique
- Espace Pro

Chaque espace est accessible directement via la barre de navigation située à gauche de la fenêtre, mais la démonstration vaut le détour.
Pour améliorer l’accessibilité du site, une comédienne / hôtesse en assure la démonstration, et reste présente sous forme d’un avatar vidéo à qui les internautes peuvent poser leurs questions en langage naturel.
J’ai testé des questions aussi intéressantes que « quelle heure est-il à Paris », ou bien encore « quelle est l’adresse du bureau de poste de Levallois Perret », et les réponses sont à la fois pertinentes et rapides… impressionnant.
Voilà pour l’ergonomie. Et côté « offre produits », que peut-on acheter ou quelles opérations peut-on réaliser via cette boutique en ligne ? Et bien, beaucoup de choses très utiles, comme envoyer des lettres recommandées électroniques, faire suivre son courrier, acheter des timbres, des emballages de colis, affranchir ses colis, faire ses démarches bancaires, etc… et beaucoup d’autres, regroupées notamment dans la rubrique « faire plaisir et se faire plaisir », qui vont pousser le panier moyen et s’avérer certainement très profitables pour La Poste.
Par exemple, saviez-vous que vous pouviez envoyer vos cartes de vœux via un site de La Poste, celle-ci se chargeant de matérialiser votre document et de l'expédier à son destinataire ? Ou bien encore que vous pouvez créer des timbres à l’effigie de votre choix ?
En bref, un site qui réussit une belle synthèse entre le service public (moins de course à la fermeture du bureau de poste en perspective) et l’attractivité commerciale, avec des à-côtés ludiques.
07:21 Publié dans Distribution, E-commerce, Expérience digitale, Services | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : la poste, e-commerce |
|
|
Facebook
14.12.2008
RIL veut secouer les ventes privées
Avant leur arrivée sur Internet, profiter de ventes privées était un luxe réservé à quelques happy fews dotés d’un bon réseau d’amis journalistes. Vente-privée.com a révolutionné le concept, avec la création d’un club en ligne permettant d’accéder toute l’année à des ventes de grandes marques de tous les secteurs d’activités imaginables, et ce à des prix imbattables… à tel point qu’aujourd’hui, au vu du nombre d’adhérents du site, on peut difficilement parler de ventes privées, mais enfin on a vu émerger dans la foulée de nombreux sites reposant sur le même concept, avec plus ou moins de succès.
En tout cas, le marché « généraliste » des ventes privées en ligne est devenu quelque peu encombré. Or, voici qu’une nouvelle société, RIL Shopping (pour Retail & Innovation Live) prétend faire la différence, en apportant deux évolutions majeure au concept initial.
- des ventes privées en ligne, oui, mais au sein d’un centre commercial virtuel, construit dans Second Life. Quel intérêt, me direz-vous ? La présence « numérique » de représentants bien réels des marques vendeuses, à qui le RIL Shopper pourra donc poser des questions ou demander des conseils en direct. Ceci afin, selon RIL, de réhumaniser le commerce en ligne (des avatars pour apporter un peu de chaleur humain au web, je vous laisse méditer…)
- un partenariat avec SOFINCO, permettant à RIL de proposer aux acheteurs des solutions de financement pour leurs achats… Des conseillers SOFINCO seront également à la disposition des RIL Shoppers pendant les ventes.


Un exemple concret ? RIL annonce, pour le 19 décembre, une vente événementielle d’accessoires de cuisine, réalisée par Jaimecuisiner.com . En plus de la vente, RIL retransmettra dans Second Life un cours de cuisine dispensé en direct par Damien, le Chef de Jaimecuisiner.com, et les avatars présents pourront même lui poser des questions au fur et à mesure de la préparation. Plutôt, intéressant, non ?
En attendant, RIL a lancé ses premières ventes début décembre, et réalise en parallèle une campagne de recrutement, en proposant aux membres de parrainer un maximum de contacts pour tenter de gagner chaque semaine un cadeau d’une valeur de 300 à 400 €.
22:54 Publié dans Distribution, E-commerce, Expérience digitale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : ril shopping, second life, sofinco |
|
|
Facebook
24.10.2008
Le Comptoir « on line » des Cotonniers
En matière de relation client participative, la marque de vêtements Comptoir des Cotonniers fait figure de pionnier, avec ses fameuses campagnes de publicité « mères / filles » qui mettent en scène de vraies clientes de la marque depuis plusieurs années.
On se dit alors que dans sa stratégie on-line, Comptoir des Cotonniers va forcément, un jour ou l’autre, jouer la carte de la complicité 2.0.
La réponse est en ligne depuis le 1er octobre, avec le lancement de l’e-boutique Comptoir des Cotonniers qui suit celui du blog de marque « Brèves de Style » en juillet dernier.
Une chose est sûre, ils ont férocement bossé l’ergonomie et la qualité visuelle de l’e-boutique. Toutes les pièces de la collection sont présentées sur le site, accessibles par différents points d’entrée (type de vêtement, thématique, les nouveautés), que l’on peut encore affiner avec une sélection par couleur. Les pièces défilent sur l’écran par un système de slide-show très réussi.

Néanmoins, rien de bien révolutionnaire ni dans les fonctionnalités, ni dans les services clients.
On peut souligner la « wishlist », pratique pour envoyer à un proche en manque d’inspiration, et les leçons de mode, qui donnent des préconisations d’assortiment autour des pièces maitresses de la saison. Mais alors, pourquoi n’y-a-t-il pas de bouton qui permettent de « pousser » les pièces des leçons de mode dans le panier ?

La boutique en ligne est finalement un point de vente comme les autres, qui évite de se déplacer ou qui permet de retrouver facilement la pièce qui n’était plus disponible en magasin.
A noter d’ailleurs que si les soldes et ventes privées des magasins classiques seront portés sur le site web, aucune animation spéciale n’est pour le moment à l’ordre du jour.
En fait, la relation « affective » entre les clientes et la marque est portée par le blog « Brèves de style », qui promet de partager le quotidien des vendeuses, les idées des stylistes et des anecdotes autour de la marque. Alors, quid ?
Et bien, côté articles, on alterne effectivement entre interviews de stylistes, témoignages de clientes, anecdotes de vendeuses, suggestion d’adresses « tendance Comptoir » (trattoria, épiceries bio, salon de thé…), qui constituent un ensemble vivant et, on le dirait bien, vraiment participatif : enfin un blog de marque pour celles et par celles qui font la vie de la marque ?
J’avoue avoir été plutôt séduite par ce ton très personnel, et je pense que ce blog est une expérience à suivre.

07:06 Publié dans E-commerce, Expérience digitale, Marketing 2.0 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : comptoir des cotonniers, marketing 2.0, expérience web, e-boutique |
|
|
Facebook
05.10.2008
Les cybermarchés peinent à se différencier
(SOURCE : e-commerce.fr et l’observatoire e-performance )
Gagner du temps, ne pas dépenser de carburant, éviter la foule, ne pas attendre inlassablement aux caisses, se faire livrer … le cybermarché, a priori, c’est la panacée !
Et pourtant, le secteur a peiné à décoller. En 2007, selon LSA, le marché avoisinait les 250 millions d'euros, réalisés aux trois quarts avec la région parisienne, soit 70 millions d'euros de moins que le chiffre d'affaires alimentaire du plus gros hypermarché de France…
Mais le développement rapide du haut débit a favorisé la croissance du commerce en ligne, et la confiance crée entre les internautes et ce canal de vente a bénéficié aux cybermarchés, qui sont passés de quelques centaines de commandes par jour à quelques milliers, leur permettant de parvenir enfin à l’équilibre financier.
Confiants en l’avenir du secteur, les acteurs historiques renforcent leurs investissements pour se développer en province, alors que la famille des cybermarchés s’agrandit avec l’arrivée récente de Monoprix et celles annoncées de Leclerc et Système U.
Mais qu’en pensent-donc les consommateurs ?
L’observatoire e-performance apporte un regard intéressant sur les forces et faiblesses des acteurs historiques (AuchanDirect, Houra, Ooshop et Télémarket) à travers une étude centrée sur l’expérience réelle des internautes en situation d’utilisation.
L’étude comporte deux volets : un volet quantitatif et un volet qualitatif
Pour le volet quantitatif, 200 participants (mix clients du cybermarché étudié / clients d’un cybermarché concurrent, ayant consulté un site de supermarché en ligne au cours des 18 derniers mois) ont évalué chaque site web soit un échantillon total de 1 000 individus.
Il en ressort notamment que la principale motivation à faire ses courses alimentaires sur internet est le gain de temps, devant la possibilité de passer des commandes 24h/24 et d’être livré à domicile, et très largement devant la possibilité de comparer facilement des prix et des promotions.
Il en ressort également que les délais et les coûts de livraison sont un facteur de fidélisation déterminant : parmi les 30% d’utilisateurs qui ont changé de cybermarché, environ 60% d’entre eux l’ont fait pour les délais de livraison, les horaires de livraison, le prix des produits avec la livraison. Ils ne sont « que » 36% à avoir changé de cybermarché parce que la gamme de choix était restreinte.
Pour le volet qualitatif, 30 participants ont évalué chaque site web dans le cadre de tests utilisateurs individuels. Chaque personne devait réaliser des tâches identiques, couvrant les principales fonctionnalités proposées par un cybermarché à ses clients :
• Commander plusieurs produits spécifiques.
• Créer une liste de courses à partir du panier constitué.
• Enrichir le panier de nouveaux produits spécifiques.
• Réaliser une commande à une date donnée jusqu’à la saisie des coordonnées bancaires.
• Utiliser la liste déjà créée et modifier son contenu.
• Rechercher la procédure à suivre suite à la réception d’un produit endommagé.
La performance moyenne mesurée est de 55 %, ce qui signifie qu’un internaute sur deux seulement a réussi les tâches qui lui étaient confiées. Cela va de 82% de réussite pour la commande d’un produit spécifique, à 44% de réussite dans la recherche de la procédure à suivre en cas de litige, par ailleurs très décriée de par sa complexité (procédure à suivre, manque de simplicité des informations fournies).
Au final, il semble surtout qu’aucun cybermarché ne parvienne vraiment à se différencier, et encore moins à valoriser ses prestations du point de vue du consommateur...
15:39 Publié dans E-commerce, Expérience digitale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : cybermarchés, études, expérience web, hourra.fr, ooshop.com, telemarket.fr, auchandirect.fr |
|
|
Facebook
29.09.2008
Yves Rocher fait peau neuve
(Source : LSA - emarketing.fr – emballagedigest.fr )
Yves Rocher, qui fêtera bientôt ses cinquante ans, a confié pour l'occasion à l’agence de design Saguez&Partners la refonte de son identité visuelle et de ses magasins, avec comme mission de renforcer son image de créateur du concept de "Cosmétique végétale".
Le nouveau logo représente les initiales YR enlacées, le Y suggérant un tronc et le R une feuille, sur fond de vert mousse et de brun représentant le végétal et la terre. Il s’accompagnera de la signature « Créateur de la Cosmétique végétale® » : rien de moins.

Les nouveaux magasins, baptisés « Atelier Cosmétique Végétale », veulent traduire le fait qu’Yves Rocher est à la fois récoltant, fabricant et distributeur de cosmétique végétale. Ils se divisent donc en trois espaces :
• Le premier est « la Serre végétale », où l’on trouve des produits qui évoquent la cueillette et le fruit. Les matériaux employés, naturels et bruts sont issus l’univers de l’atelier (échelles, toiles) et du jardin (vitrine en verre-armé, pots en terre remplis de produits, ardoise)
• Le second, « le Laboratoire végétal », rappelle l’expertise scientifique de la marque, avec d’un côté les produits issus de la phytothérapie, et de l’autre les soins anti-âge. Cet espace sera aussi segmenté par âge,
• le troisième espace, « l’Institut à l’heure végétale », accueille les cabines de soin.

Ce nouveau concept de point de vente est également conçu pour limiter son empreinte environnementale, avec comme objectif de réduire de 30% les éléments de PLV imprimés (vitrines, leaflets, chevalets d’information, ...), et une étude bilan carbone doit être conduite prochainement pour maîtriser l’ensemble de l’impact environnemental du magasin.
Trois magasins testeront ce concept dès octobre, et le déploiement commencera véritablement en 2009 (pour un coût d'environ 200 millions d’euros pour les 1600 magasins de la marque à travers le monde). Ce nouveau concept doit permettre d’accroître le CA de l’ordre de 15% par m2.
Pour patienter, je vous invite également à découvrir le très réussi magasin virtuel de la marque, accessible depuis la page d’accueil de la boutique en ligne d’Yves Rocher, ou en cliquant ici
Totalement virtuel et en 3D, il ne vend rien : son objectif est de développer le trafic dans les points de vente et les instituts de soins, en préparant les internautes à leur visite en magasin.

Pour cela, le site propose une découverte virtuelle mêlant vidéo, textes, sons et images d'un magasin, accompagnée ou non selon votre choix par une conseillère répondant au nom de Julie. Quel que soit le mode de visite choisi, vous découvrirez en trois dimensions le concept de vente d'Yves Rocher, les produits et les univers existants, ainsi que les soins qui peuvent être dispensés dans un magasin de l'enseigne. J’ajoute que la navigation est très agréable.
Pour inciter les internautes à pousser la porte des instituts de soins, le site leur propose également de localiser le point de vente le plus proche de chez eux et de prendre un rendez-vous grâce à un système de call back.
Au final, voici donc une marque très attentive à l'expérience client, quel que soit le point d'entrée. Ce n'est pas tellement surprenant de la part d'un VPCiste, naturellement orienté "marketing client" autant que "marketing produit", mais le sens et la cohérence donnés à chaque action de la marque mérite d'être soulignés.
14:39 Publié dans Distribution, Expérience digitale, Marketing durable, Marques | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : boutique en ligne, yves rocher, marketing durable, concept point de vente, marque |
|
|
Facebook
18.09.2008
Monoprix se lance dans le e-commerce
- Alors il est comment ?
- Quoi donc ?
- Le tout nouveau site de e-commerce de Monoprix, qui s’est ouvert lundi, pardi !
Premier point, il est pour le moment réservé aux Parisiens, et encore pas de tous les arrondissements. Les commandes passées sur le site sont en effet transmises au magasin le plus proche du lieu de livraison, qui se charge de l’assembler. Ce modèle doit permettre à Monoprix d’expérimenter le dispositif en douceur (10 magasins participants pour le moment), pour l’étendre progressivement en Ile de France.
Ainsi, non seulement le site ne vient pas cannibaliser les magasins, mais il peut en plus leur apporter une clientèle complémentaire, celle qui apprécie les produits Monoprix mais qui n’a pas envie de perdre son temps dans les files d’attente à la caisse.
Alors quid pour le reste ? Rendons-nous donc sur le www.monoprix.com ...

Ce qui frappe de prime abord, c’est le grand soin qui a été apporté au design (conçu par l’agence Planète Interactive, du groupe Isobar). Monoprix revendiquant 12 000 références, il était impératif de proposer un système de navigation agréable pour ne pas transformer l’expérience d’achat en épreuve de force :
- Sur la barre de navigation, à gauche, on retrouve donc 4 univers : Alimentation & boisson, Hygiène & beauté, Bébé, Maison & Loisirs. Dans chaque univers, il y a une liste de catégories (exemple : Epicerie).
- En cliquant sur une catégorie, on fait apparaître une nouvelle fenêtre proposant une liste de sous-catégories (exemple : Epicerie fine, exotique),
- générant elles-mêmes une liste finale de type de produits (Epicerie fine / Epicerie exotique),
- qui aboutit (enfin) à la liste des produits référencés.

En haut de la page où s’affichent les produits, les liens HTML permettent de revenir aux familles de produits et aux sous-catégories sans repasser par la barre de navigation.
Bien entendu, il est possible d’enregistrer sa liste type…

C’est donc plutôt bien organisé, le tout dans un espace très esthétique, aux couleurs tendances du moment (gris, dégradé de rose et de prune), assez branché.
Parmi les fonctionnalités intéressantes, notons la rubrique « Nouveauté », et la rubrique « Sélection », accessible depuis une barre en haut du site.
Et sa grande valeur ajoutée, à la fois marketing et fonctionnelle, ce sont les 500 recettes éditées en partenariat avec ELLE A TABLE, avec la possibilité d’ajouter à son panier tous les ingrédients nécessaires à leur réalisation en 1 petit clic.
16:54 Publié dans Distribution, E-commerce, Expérience digitale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : monoprix, e-commerce, expérience web |
|
|
Facebook

