18.02.2009
Danone stoppe la commercialisation d’ESSENSIS en France
Profitez-en avant qu’il ne soit trop tard, car à compter du 1er mars il ne sera plus possible de trouver ESSENSIS, le yaourt « nutricosmétique » de DANONE, dans les rayons de votre hypermarché favori. Après deux ans d’exploitation peu convaincante, Danone a en effet annoncé qu’ils en cessaient la commercialisation en France.
La faute à « la crise du pouvoir d'achat (qui) a ralenti la consommation des produits frais et les achats d'innovations en France », selon une porte-parole de Danone France, citée par Le Figaro.
La faute à la stratégie marketing, alors que Danone pensait tenir avec ce concept un nouvel « Actimel » ?
Voici en tout cas quelques réflexions que cela m’inspire.
Aux origines d’Essensis, il y a un marché potentiellement en devenir flairé par les explorateurs de tendances : la nutricosmétique, ou « cosmetofood », qui, au sens strict du terme, consiste à nourrir sa peau de l'intérieur en mangeant des aliments enrichis en principes actifs.
Le marché est dominé par les compléments alimentaires type Oenobiol ou Inneov - gamme issue de la mise en commun des travaux de recherche de L’Oréal et Nestlé.
Surtout, le marché de la nutricosmétique est lié à celui de la beauté, pas à celui de la santé. Alors que le marché des yaourts, à l’exception du segment des 0%, est lié à celui de la santé.
Avec Essensis, Danone prend le pari de convaincre les Français que s’occuper de sa peau, ce n’est pas qu’un geste de beauté, c’est aussi très important pour la santé, car la peau est la barrière de protection de l’organisme contre les agressions extérieures.
Sauf que pour véhiculer ce discours, Danone fait le choix d’un « emballage » totalement typé cosmétique pour son produit, pour en faire le premier produit de beauté alimentaire, et réduit d’emblée sa cible aux femmes, et plus spécifiquement aux Beauty-addicts.
La campagne publicitaire est à l’avenant de ce positionnement, avec un spot TV qui reprend les codes des marques de la beauté, et des annonces-presses diffusées dans les grands magazines féminins, auxquelles s’ajoutent des opérations de marketing opérationnel comme la tenue d’un stand éphémère Essensis au Printemps de la Beauté, boulevard Haussman.
De plus, à l’intérieur de cette cible déjà restreinte, il y a probablement un bon nombre de clientes « Taille Fine » : la minceur faisant partie des préoccupations des Beauty-addicts.
Or, Essensis n’est pas un 0% : pourquoi ces femmes troqueraient-elles leur bénéfice produit minceur pour un bénéfice produit santé, alors que par ailleurs il existe des crèmes très performantes pour renforcer les défenses naturelles de leur épiderme (je rappelle ici le claim de Vichy – groupe L’Oréal – « La santé passe aussi par la peau »… ) ?
Par ailleurs, les gestes cosmétiques sont très importants pour les Beauty-addicts : l’utilisation de produits de beauté (la découverte de l’odeur, la texture, la sensation sur la peau) est un plaisir en soi, et fait intégralement partie de leur passion pour la beauté. Quel plaisir spécifique à manger un yaourt ?
Avec comme conséquence que si les Beauty-addicts ne sont pas convaincues, et ne deviennent donc pas les « early-adopters » escomptées, comment diffuser Essensis au reste de la population féminine ?
Ajoutons à cela un positionnement prix élevé, et des articles contestant les résultats promis par Danone, et le sort du yaourt révolutionnaire était quasiment scellé.
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| Tags : nutricosmétique, danone, essensis |
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01.12.2008
To be or not to be 2.0 …
La relation client participative, c’est bien, en abuser ça craint ?
En cette fin d’année, c’est l’avalanche de réseaux sociaux et autres wiki de marques : de Bluenity D’Air France, à Energie Sphere d’EDF en passant par Planète Attitude du WWF ou la Famille RRRugby de Renault, la course au CRM 2.0 est-elle lancée ?
D’un côté, je trouve ça très positif.
En effet, si la communauté marketing dans son ensemble a pris la mesure des bouleversements apportés par les usages 2.0 dans la relation client / marque, cela n’en reste pas moins angoissant : nos entreprises qui cultivent traditionnellement la confidentialité et la volonté de maîtrise de l’information découvrent qu’elles ne sont absolument plus maîtresses du jeu !
Et inutile de rêver : aucun gourou marketing ne nous donnera la recette 2.0 miracle. Nous sommes réellement au début d’une nouvelle ère, alors pour construire cette nouvelle relation client il va falloir tâtonner, expérimenter, échouer, recommencer… en un mot prendre des risques, d’autant plus difficiles à assumer que dans la sphère 2.0 gare au « backlash » en cas de raté.
Alors bravo à ces marques qui malgré tout osent se lancer : à elles le retour d'expérience qui leur permettra de progresser.
Néanmoins, de même que l’on ne collectionne pas à l’infini les cartes de fidélité (et parmi toutes celles que l’on possède, de combien se sert-on réellement…), on ne deviendra pas membre de chaque communauté de marque qui se crée – qui plus est un membre actif. Or, le succès d’une communauté repose sur l’activité de ses membres.
Alors qu’est ce qui va nous faire adhérer à une communauté de marque, et surtout qu’est-ce qui va nous faire rester dans cette communauté, et participer à son développement ? L’affectif pour la marque ? L’intérêt pour les services proposés par la communauté (wiki, notamment) ? La capacité de la marque à reconnaître ses ambassadeurs ?
S’il est indispensable de s’interroger sur le phénomène 2.0, et sur son intégration éventuelle dans son marketing relationnel, il ne s’agit pas de lancer un blog ou un wiki « parce qu’il faut être 2.0 à tout prix » : encore faut-il avoir quelque chose à apporter à ses clients par ces biais !
11:56 Publié dans Marketing 2.0, Marketing relationnel - CRM, Médias sociaux, Réflexions, humeurs | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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26.11.2008
Les sportifs ont la cote "marketing" !
Le sport et les sportifs inspirent les annonceurs : peu importe la conjoncture, leurs exploits permettent d’oublier le temps d’un match ou d'une compétition toute notion de pouvoir d’achat ?
La Caisse d’Epargne Provence-Alpes-Corse va lancer, le 1er décembre, une Carte Bleue Visa co-brandée Olympique de Marseille. En plus des services classiques offerts par les cartes bancaires, la carte OM offre aussi des réductions chez les partenaires du club : Quick, Adidas, Direct Energie, billetterie Ligue 1, boutiques de l’OM, abonnement OMTV… Sa commercialisation sera étendue aux autres Caisses régionales des Caisses d’Epargne à partir de janvier 2009.

Pendant ce temps, Chabal recrute des m-internautes… pour Orange Foot. Sur le www.chabal-le-duel.com, on retrouve Chabal sur le point de tirer un penalty, qui demande de l’aide au public : on donne son e-mail et son téléphone, on reçoit alors un coup de fil de Chabal et c’est le BUT ! (campagne Buzzman). L’objectif étant bien évidemment de collecter le plus d’opt’in mobiles possible.

Et Gillette leur lance un défi : la marque s'est en effet associée à EA Sports pour développer un tournoi en ligne multi-sports de Xbox Live. Sur le site www.getinthegame.fr, les internautes sont invités à se mesurer virtuellement aux trois champions sponsorisés par Gillette : Roger Federer, Tiger Wood et Thierry Henry. A chaque victoire, le joueur gagne des supportrices au détriment des champions, et va ainsi pouvoir vivre une existence (virtuelle) de star, avec couvertures de magazines, objets dérivés ... à l'appui. Dernière étape, et non des moindres : les internautes qui iront jusqu'à la fin du jeu gagnent une video personnalisée qu'ils devront diffuser à un maximum de contacts. Les 25 internautes les plus performants pourront alors affonter les champions (et rencontrer leurs supportrices) en vrai lors d'une soirée spéciale le 8 janvier 2009.

10:28 Publié dans Buzz marketing, co-branding, séries limitées, Marketing opérationnel 2, Réflexions, humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : cartes cobrandées, om, caisse d'epargne, orange, m-marketing, gillette, recrutement adresses mails |
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06.11.2008
Halloween is dead
C’est avec un certain plaisir que je constate chaque année le déclin d’Halloween en France, et j'attends le moment où nous en serons définitivement débarrassés.
En tout cas, cette expérience aura au moins apporté la preuve que contrairement à ce que disent ses détracteurs, le marketing ne peut pas faire avaler n’importe quoi aux consommateurs.
Importé il y a un peu plus de 10 ans à grands renforts de justification pseudo-historique (Halloween serait à l’origine une fête druidique que célébraient nos ancêtres les Gaulois), personne n’a jamais été dupe du fait qu’il s’agissait de créer de toutes pièces un engouement pour une fête permettant aux « sociétés de consommation » de combler le trou de événementiel entre la rentrée des classes et Noël.
Nous avons donc subi la déferlante "halloweenesque" avec plus ou moins de complaisance (on sait bien que c’est du commercial, mais bon, ça fait plaisir aux enfants – petits et grands) : des bonbons citrouille aux collections limitées de prêt-à-porter en passant par les bouteilles de bière collector et autres forfaits téléphoniques « Olaween », les annonceurs comme les distributeurs ont rivalisé d’imagination pour créer le pic de ventes de la saison.
Puis finalement le phénomène s’est essoufflé tout seul. Entre le besoin de régénérer son porte-monnaie épuisé par l'épisode "rentrée" avant d'attaquer les achats de Noël, et la méfiance générée par trop de battage commercial, voilà les consommateurs qui boudent les toiles d'araignées !
Surprenant ? Non, rassurant. Sur le papier, le produit était séduisant… Mais quelqu’un s’est-il demandé s’il correspondait vraiment à une attente des consommateurs ?
R.I .P …
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| Tags : réflexions, halloween, thématique promotionnelle, attente consommateurs |
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04.11.2008
Point de contact vs point de rencontre ?
Jusqu’à combien d’e-mailings peut-on envoyer à un client par mois ? Comment combiner pub mass media, e-mailings, et mailings papier pour optimiser le nombre de contacts ? Et qui du mobile ? Et quid des réseaux sociaux ? etc, etc … et le point de vente, dans tout ça ?
« Rationnaliser-sa-stratégie-multicanal-pour-optimise-les-contacts-par-client-et-améliorer-le-ROI-de-ses-campagnes », c’est évidemment un axe de travail essentiel pour le marketing. Néanmoins, comme on tend à assimiler multi-canal et multimedia, on oublie vite un canal de communication capital : le lieu de vente.
Canal d’autant plus important qu’il est bien plus qu’un point de contact (= le consommateur reçoit un message de la part de la marque) : c’est plutôt un point de rencontre, c'est-à-dire un lieu où le consommateur vient interagir avec la marque, de la découverte sensorielle de ses produits à la prise de conseils par un vendeur jusqu’à l’achat final.
On est donc passé du simple lieu d’exposition de la marchandise à un lieu de matérialisation de l’univers de la marque, ayant pour vocation de faire vivre au visiteur une expérience riche, de lui apporter un service à valeur ajoutée.
Si cette transformation s’est faite notamment en réaction à l’essor des e-commerçants, imbattable en termes de rapidité, de facilité à obtenir de l’information détaillée, et d’absence de contraintes horaires, il est amusant de noter que le e-merchandising commence à se développer (ambiance sonore, nouvelles ergonomies …) : l’expérience recherchée on-line est sans conteste différente de l’expérience recherchée en point de vente « off-line », mais il s’agit bien de vivre une expérience.
De l’expérience de la marque à l’usage des produits
Codes coloriels, choix des matériaux, style du mobilier, design sonore ou olfactif, aménagement de l’espace, le point de vente est d’abord un écrin pour la marque, et doit refléter son univers. C’est la première des expériences attendues.
Néanmoins, un magasin n’est pas un musée : on ne s’y rend pas pour contempler des œuvres, mais pour toucher, essayer, utiliser, s’approprier des produits.
C’est dans cette optique que SFR a conçu le concept-store « Le Studio » : un espace centré vers l’utilisateur de téléphone mobile.
Dans une boutique de téléphonie mobile traditionnelle, les modèles sont tristement exposés le long des murs, attachés et déchargés pour éviter les vols de sorte qu’on ne peut pas réellement les essayer. Or, avec son mobile, on téléphone, on écoute de la musique, on échange des fichiers, on s’amuse à le customiser… le nouveau concept-store SFR se veut donc un lieu dédié aux utilisateurs et aux utilisations de mobile dans toutes ses fonctionnalités. On y trouve donc une salle de concert pouvant accueillir 200 personnes, des « douches musicales » permettent aux visiteurs d’écouter puis de télécharger près d’un million de singles, un bar "plug'n drink" doté d'une carte signé La Grande Epicerie de Paris et d’ordinateurs en libre accès connectés en WiFi, et un « espace fashion » qui propose une sélection de produits et gadgets introuvables ailleurs en France, accessibles et utilisables par tous, quel que soit l’opérateur, ainsi qu'un atelier de personnalisation de son mobile.
Le concept-store physique se double d'un remarquable site web dédié : www.lestudiosfr.fr .

Autre nouvelle promesse des enseignes : plus de confort d’achat, plus de services, plus d’accompagnement. Les consommateurs ne sont plus uniquement en recherche d’un produit, mais d’un usage, d’où le succès croissant des ateliers de bricolage, cours de cuisine, « beauty class », et autres découvertes de la nature ou initiation à l’informatique, proposés par les enseignes.
C’est notamment un des points forts de Nature & Découverte, qui, forte de sa vocation pédagogique, a proposé dès ses débuts à sa clientèle des rendez-vous thématiques (balades, ateliers découverte…) en lien avec la philosophie de l’enseigne. D’abord relayés ponctuellement par les magasins, ces rendez-vous sont devenus une telle institution qu’ils sont désormais publiés dans un agenda trimestriel ainsi que sur le site internet de Nature & Découverte, où on peut même s’y inscrire en ligne.

Du vendeur de produits au conseiller de marque
Les clients savent que certains produits sont plus rémunérateurs pour les vendeurs, et donc que discours de ces derniers est forcément orienté… alors ils se renseignent sur internet. Que devient le rôle du vendeur quand les consommateurs débarquent en magasin avec leurs fiches-produits déjà imprimées ?
Le vendeur doit donc faire preuve de compétence et d’impartialité pour que le client ait le sentiment qu’on lui donne de bons conseils, et pas qu’on essaye de lui vendre un produit qui ne correspond pas réellement à son besoin.
J’ai eu une excellente expérience personnelle chez Kiehl’s, marque de cosmétiques américaine récemment implantée par L’Oréal sur le marché français. Chez Kiehl’s, pour commencer, on ne parle pas de vendeurs, mais de « customer representative », c’est dire si on prend au sérieux la notion de "service client". La « customer representative » a passé une heure à m’expliquer en détail ses gammes, lesquelles étaient intéressantes pour moi, et à me les faire essayer, avec au passage 2 ou 3 astuces-beauté, alors que je venais juste regarder. En plus des trois produits que j’ai finalement achetés, elle m’a donné de généreux échantillons des produits sur lesquels j’avais hésité, et remis sa carte de visite pour que je puisse la contacter par mail, si je souhaitais lui dire ce que j'en pensais à l’usage.
Attention toutefois, un autre mot-clé de « nouveau vendeur » doit être adaptabilité : s’adapter au niveau de connaissance de son client (employer des termes techniques à bon escient, ni trop ni pas assez...), et s’adapter à son intérêt pour le produit qu’il est en train d’acheter.
Pour finir, le must du moment ? Le coach ou le « personal shopper » qui, sur rendez-vous individuel, prodiguent au consommateur perplexe des conseils personnalisés. On les trouve plutôt dans les secteurs de la mode et de la décoration, mais le principe est parfaitement transposable ailleurs.
En bref, qu’ils soient réels ou virtuels, ne jamais oublier que le point de vente et son personnel commercial sont la pierre angulaire du CRM.
09:00 Publié dans Distribution, Expérience lieux de vente, Marketing relationnel - CRM, Réflexions, humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : crm, expérience lieu de vente, sfr, kiehl's, nature et découverte |
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26.10.2008
Multi-canal, nouveaux medias, dans quel état j’erre…
J’ai assisté mardi dernier à une table ronde organisée par l’Electronic Business Group, sur les stratégies multi-canal. J’en suis ressortie avec le sentiment que de la théorie à la pratique, il y a un gouffre béant, c'est-à-dire que tout le monde en parle, mais peu de marques ont encore dépassé le stade du couple-roi produit/promotion pour mettre en place des programmes de marketing clients réellement intégrés (avouons-le, je me suis sentie soudain moins seule …).
L’orientation de la table ronde était assez « mécanique » : quels canaux, quelles combinaisons, avec quelle fréquence, pour quel coût… Est-ce à dire que les responsables marketing clients doivent rendre compte beaucoup plus que les responsables marketing opérationnel de l’efficacité de leurs actions ?
Et pourtant, il n’y a pas de savant algorithme qui permette d’établir à coup sûr la bonne combinaison de canaux pour la bonne cible, avec la bonne pression de contact, et le bon ROI, il s’agit au mieux d’un apprentissage empirique, fondé sur le retour d’expérience. Mais cette recherche de performance n’est pas une fin en soi. Comme l’a évoqué Jean-Paul BARADEL, Directeur Internet et CRM de DANONE, de même que la pression publicitaire en télévision fait qu’aujourd’hui les consommateurs y sont devenus quasiment insensibles, la pression publicitaire dans les boîtes mails risque d’aboutir à la même indifférence. Les marques, dixit Jean-Paul BARADEL, doivent donc en priorité développer une stratégie « pull », pour attirer les consommateurs vers leurs sites web, au lieu de pousser leurs messages vers le public, soient-ils brochures toutes boîtes, campagnes de pub ou e-mailings.
Tiens, voici un discours que j’entends pour la première fois, qui me semble diablement pertinent, mais kézako, une stratégie « pull » en matière de contenus de marque ?
Je n’ai pas eu la réponse lors de la conférence, puisque nous sommes passés rapidement au sujet suivant, mais je l’ai trouvée dans le STRATEGIES de cette semaine (n° du 23/10/2008), grâce à cette petite phrase du directeur de BETC 4D Digital House : « Les marques doivent s’inventer un deuxième métier sur le Net, en devenant des médias sur leur territoire d’expression. »
Il ne s’agit plus de faire de l’éditorial « classique » sur sa marque ou ses produits, mais de produire de la valeur ajoutée autour de ce qui fait sa légitimité, contenus que viendront alors chercher plus spontanément les internautes intéressés par le sujet ?
L’article donne alors l’exemple du site Nikeplus, de Nike, qui s’est approprié l’univers du jogging et offre aux coureurs un site communautaire étonnant et truffé de services personnalisés : défis collectifs, défis personnels, programmes d’entraînement personnalisés, suivi de ses progrès, possibilité d’inviter ses amis à suivre ses progrès et à les encourager, téléchargement de playlists (merci iTunes), choix d’itinéraires (merci Google) …

Adven Studio va même plus loin, arguant que ces nouveaux contenus doivent être dissociés des sites web des marques, pour être diffusés là « où se trouve leur audience » !
En bref, les web TV, forums, wiki, blogs, mini-séries TV, et autres stratégies de buzz et de viralité auraient de beaux jours devant eux, à condition que les marques acceptent de se faire discrètes commercialement parlant dans ces nouveaux supports, sans pour autant lésiner sur la qualité.
Vaste programme, déjà que le CRM peinait à s’imposer… ce n’est vraiment pas gagné avec les financiers.
16:17 Publié dans Marketing 2.0, Marketing relationnel - CRM, Réflexions, humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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26.09.2008
Boîte (aux lettres) à Meuh
J'ai eu la surprise de trouver il y a deux semaine dans ma boîte aux lettre ce tract promotionnel pour la marque de produits laitiers "joyeusement bio" Les 2 vaches.
Suprise, en effet, car pour une marque qui prône l'action écologique en faveur de la planète, jusque sur le tract en question (1 € reversé à des associations écologiques pour chaque achat d'un produit porteur de l'opération), il me semble contradictoire de distribuer des imprimés toutes boîtes, non ?
Certes, ils sont imprimés sur du papier recyclé, mais vu la qualité du résultat, je doute que ce soit réalisé selon un cahier des charges Imprim'Vert (label certifiant des imprimeurs engagés dans une démarche écologique, pour en savoir plus vous pouvez consulter le blog d'Arnaud Meunier ici ). J'ai d'ailleurs écrit aux "deux vaches" pour avoir leur réaction, mais pour le moment je n'ai pas reçu de réponse...
Voilà qui pose le problème de la promotion "verte" de masse : si on veut que le réflexe bio se développe, il faut rendre le bio accessible au plus grand nombre, en termes de prix mais également de réseau de distribution, et promouvoir les marques pour qu'elles acquièrent de la notoriété.
Côté distribution, le placement en GMS semble incontournable pour toucher le plus grand nombre de foyers : mais alors comment émerger face aux "poids lourds" de sa catégorie ?
Jusqu'à présent, on n'a rien inventé de mieux que le couponing "papier" pour faire découvrir une marque et acquérir de nouveaux clients. Quid du couponing électronique, par SMS ou mieux, par MMS, sur présentation en caisse (à condition de disposer d'une base de numéros de téléphones portables importante) ? Quid des opérations promotionnelles co-brandées, pour diviser l'impact environnemental de chaque marque ?
Mais la question de fond reste celle-ci : distribution de masse et marques bio ou équitables sont elles vraiment compatibles ?
18:11 Publié dans Marketing durable, Marques, Réflexions, humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : marketing durable, promotion, les deux vaches |
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23.07.2008
La gourmandise est-elle un vilain défaut ?
Source : LSA
En ces temps de mangerbouger.fr et de régime bikini, LINDT revendique bravement l'axe de la gourmandise avec sa nouvelle gamme "Maxi Plaisir".
Au menu : trois alléchantes tablettes de chocolat praliné, avec au choix lait praliné /noisettes, lait praliné / amandes et noir praliné / noisettes. Leur particularité ? Le maxi format de 220g, avec des carrés de praliné volumineux, "si généreux", dixit Lindt, agrémentés de noisettes ou d'amandes entières à l'intérieur....

(photo : LSA)
A l'occasion de ce lancement, LINDT a sobrement mis en place une opération promotionnelle en magasin via l'emballage des tablettes, avec un premier achat 100% remboursé ; je n'ai pas vu de communication par ailleurs.
Alors que les chocolatiers rivalisent d'inventivité (de perversité, devrait-on dire ?) pour revisiter et animer leurs gammes, en faire des produits sophistiqués pour amateurs éclairés, la gourmandise, la vraie, est-elle, plus que jamais un vilain défaut qu'il est politiquement incorrect d'entretenir en dehors de Pâques et de Noël, où elle est collectivement tolérée y compris en mass media ?
J'aimerais bien voir un spot TV où la gourmandise est pleinement assumée... ça changerait des spots démagogiques où l'on nous explique qu'il y a plein de bon lait et de l'énergie pour se dépenser. Comme si j'achetais de la pâte à tartiner pour me dépenser !
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| Tags : réflexion, gourmandise, chocolat, lindt, politiquement correct |
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06.07.2008
La revanche des trentenaires
Gentil trentenaire tant ignoré des marketeurs et des publicitaires trop occupés à s'entredéchirer le porte-monnaie des Seniors ou de leurs petits-enfants de 15-25 ans (à moins que tu ne sois gay, ou une femme), pendant que tu vis dans un monde qu'ils jugent triste et trop sérieux.... sache que 2 possibilités s'offrent à toi.
Possibilité n°1 : le refuge dans la nostalgie de ta douce enfance.
Celle-là, on ne va pas la refaire en boucle, ça fait 10 ans qu'on te répète entre 2 "gloubiboulga night" que tu ne veux pas grandir.
Cet été, tu auras le droit à la "bande à Dorothée" quasi au grand complet grâce à AB1 (alors qu'une autre chaîne de la TNT diffuse en boucle "les vacances de l'amour", pendant qu'une troisième concurrente vient de ressortir "Ulysse 31" - je suis dans la cible, il faut croire...), que tu pourras regarder en faisant ton cahier de vacances pour adultes ...

... ou tu profiteras d'une pub Carambar pour te moquer de la génération Tokyo Hotel, et au passage redécouvrir les "petites annonces d'Elie", parce que quand même il t'a bien fait rire (notez que ladite génération s'est empressée de rétorquer par d'autres petites annonces "home made" sur Dailymotion...)
Possibilité n°2 : l'espoir d'un monde meilleur ...
... où enfin plus aucun publicitaire ne t'ignorera. Tu n'y crois pas ? Pour t'en convaincre, va donc faire un tour sur le site d'Influencia, qui résume les résultats d'une étude réalisée par Proximity Worldwide sur notre "génération perdue".
Plus sain, plus bio, plus intelligent ... le monde que les trentenaires réclament n'a pas l'air très éclatant. Il n'empêche que, peu à peu, ils finiront par prendre le pouvoir et à asseoir leur influence, aussi les marques qui veulent perdurer ont intérêt à s'intéresser de très près aux valeurs et aux besoins de ces "parents fiers de l'être", et ce dès maintenant.
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| Tags : réflexion, marketing générationnel |
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24.06.2008
Mais que fait E.Leclerc ?
Dans le contexte actuel où le pouvoir d’achat est devenu le sujet de conversation et l’axe de communication n°1, le gouvernement italien fait encore plus fort que Leclerc et son quiestlemoinscher.com … avec son site www.consumatori.it.
Il propose en effet à ses concitoyens un service de tracking des prix de 80 catégories de produits alimentaires, et la possibilité de recevoir, à tout moment, ces prix par SMS, et ce gratuitement.
Le site internet permet, en plus, de suivre l’évolution des prix, de savoir pour un même produit où il est le plus cher et où il est le moins cher, et de constituer un panier d’achat virtuel afin d’en évaluer le prix. En s’enregistrant sur le site, l’internaute peut aussi sauvegarder ce panier d’achat et suivre son évolution dans temps.

Avec Internet, le pouvoir du consommateur – et par tant sa volonté de faire le meilleur « deal » possible - s’est affirmé : comparateurs de prix, centrales d’achat, possibilité de consulter des avis d’utilisateurs … les entreprises qui ne respectent pas les standards des consommateurs sont vite repérées et signalées.
Certes, pour la majorité des internautes, ce genre de recherche est réservé aux achats "importants" (électroménager, informatique, hi-fi, voyages...), mais il n'empêche que nous attendons désormais plus de transparence dans de nombreux domaines.
Mais quid de nos façons d’acheter, en particulier en magasin, alors que grâce aux services mobiles et à l’internet mobile, nous aurons bientôt en permanence un informateur/comparateur dans notre poche ?
08:00 Publié dans Réflexions, humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : internet mobile, consumérisme, comparateur de prix |
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