30.09.2009

Services client (3) : le service « vert » par Auchan

En partenariat avec Coca-Cola et la Beverage Can Makers Europe (association européenne des fabricants de boîte-boisson), Auchan a inauguré dans son centre commercial La Renaissance Auchan Blois Vineuil, une station de collecte des déchets recyclables.

La différence avec une station classique ? Les clients qui trient et rapportent leurs déchets sont récompensés par des bons de réduction valables dans le magasin Auchan : une bonne action rémunérée, des clients fidélisés... les consommateurs comme le distributeur ont donc tout à gagner à faire un geste pour l'environnement.

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Le consommateur peut ramener dans cette « station verte » l’ensemble de ses déchets d’emballages recyclables : la station dispose d’un conteneur pour les cartons / papiers, et un autre pour les bouteilles en verre.

La station propose également un service innovant pour le consommateur qui ramène ses bouteilles en plastique, canettes et autres boîtes de conserve : un automate intégré dans la station qui reconnaît les emballages déposés, les trie et les compacte sur place. Les bouteilles en plastique d’une part, les canettes et boîtes de conserve d’autre part, sont ensuite récupérées par les équipes du magasin et entrent dans le circuit de collecte mis en place par l’agglomération de Blois pour être recyclées.

En fonction du nombre de bouteilles ou canettes qu’il rapporte, le consommateur reçoit ensuite un bon de réduction à utiliser dans l’hypermarché sur la base d’un centime par contenant déposé. Il a également la possibilité de faire un geste pour l’environnement en renonçant à son gain, le magasin effectuant alors un don du même montant au Comité départemental de la protection de la nature et de l'environnement (CDPNE) du Loir-et-Cher.

26.09.2009

Services client (2) : le conseiller interactif pour Pixmania.com

Pixmania.com vient de lancer sur son site un nouveau service d'aide au choix à l’attention des consommateurs sans connaissances techniques : les « PixExperts »

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Les PixExperts sont des conseillers interactifs qui, en vidéo, posent à l'acheteur cinq questions simples pour cerner l'usage qu'il fera du matériel recherché, recommandées par les chefs de produit de l'e-commerçant.

Les PixExperts en déduisent une liste de résultats, que l'internaute peut ensuite affiner selon des critères complémentaires (exemple : fourchette de prix, de mémoire vive, de capacité de stockage, pour un ordinateur portable) et un comparateur de produits.


Après recherche sur le site, pour le moment, seuls les ordinateurs portables et les téléviseurs à écran plat semblent bénéficier de ce service. J’ai donc réalisé plusieurs essais, sur ces deux catégories.

Sur les ordinateurs portables, j’ai trouvé le moteur de recherche pertinent, par contre j’ai été déçue par le comparateur de produits qui ne donnait des informations que sur 5 ou 6 caractéristiques techniques (mémoire vive, disque dur, processeur…), et aucun sur les fonctionnalités.
Sur les téléviseurs, mon premier essai s’est avéré négatif : alors que le « PixExpert » m’expliquait comment optimiser les résultats de ma recherche, celle-ci s’est avérée nulle (aucun produit ne correspondait à mes critères, apparemment le fait de déclarer dans ses équipements périphériques « un raccord informatique » est bloquant)

En résumé, une initiative intéressante, mais qui gagnerait à être améliorée :

  • on peut être « nul » en technologie, mais avoir des besoins spécifiques : les questions du PixExpert couvrent uniquement des utilisations standard. On pourrait envisager des questions supplémentaires dès lors que le moteur détecte dans les premières réponses une situation « non standard »
  • la démarche d’accompagnement peut être poussée au-delà du résultat de la recherche, avec une assistance sur la comparaison des produits, par exemple. Dans le cas présent, il faut faire aveuglément confiance à la sélection du PixExpert, et faire ensuite son choix avec trop peu d’information.
  • et pourquoi pas proposer un « click to call », mettant en relation l’internaute et un conseiller « réel » pour finaliser sa sélection, et enregistrer sa commande ?

23.09.2009

Services client (1) : Franprix mise sur le mobile

Si le téléphone mobile est reconnu par les marques de grande consommation comme un outil d’aide à la décision en magasin, voir l’exemple du Make Up Studio de Gemey Maybelline, il s’avère également être un excellent vecteur de service et de proximité pour les distributeurs envers leurs clients.

Ainsi, Franprix proposait, pour sa foire aux vins, un service mobile destiné à aider les consommateurs à choisir leur vin, en leur apportant une information plus riche que la seule étiquette de la bouteille.

Pour en bénéficier, le client Franprix devait télécharger une application gratuite sur le site de CodeOnLine : cette application permet de relier le code-barre d’un produit au site mobile du commerçant, et surtout à sa base de données produits.

En photographiant le code-barre d’une bouteille, le client était alors guidé vers une fiche produit comportant une série d'informations fournies par les producteurs : descriptif du vin, accords mets/vins, température de dégustation, durée de garde, récompenses et médailles reçues par le vin, mot du producteur, notes du distributeur, commentaires des guides professionnels et de l'enseigne….


GS1, organisme qui gère mondialement les règles d’identification d’un bien de consommation – se traduisant notamment sous la forme d’un code-barre – est le détenteur de la solution « codeonline », et croit beaucoup en son essor, et plus largement à l’utilisation des applications mobiles à destination des consommateurs, pour créer une sorte de » e-packaging ». En effet, le mobile peut prendre le relai du packaging, limité en surface, pour délivrer des informations complémentaires aux consommateurs.

Sachant que 80% de la population française est équipée de téléphones portables, et que tous les produits commercialisés sont identifiés, de manière unique dans le monde, par leur code-barre, cela ouvre en effet des perspectives.

03.08.2009

NIKE PHOTOiD : l’interactivité visuelle pour renforcer la relation client

Un an après, petit retour sur la campagne PHOTOiD de Nike.

Cette campagne consistait à proposer aux consommateurs d'utiliser leur téléphone mobile pour choisir des couleurs qu'ils aimaient dans le monde qui les entouraient, et d'avoir ces couleurs intégrées dans une paire de Nike ainsi customisée.

C'est une des premières campagnes fondée sur l'interactivité visuelle pour impliquer davantage le consommateur dans sa relation à la marque et ses produits, et toujours un excellent exemple marketing.

 

Depuis 1999, Nike a placé la customisation par les clients au cœur de sa stratégie relationnelle grâce au service NIKEiD. Sur le site www.nikeid.com, on peut choisir parmi toute une gamme de coloris et de matériaux pour créer des chaussures, des sacs et des vêtements totalement à son goût.

Mais Nike voulait aller plus loin, et s'est alors tourné vers l'agence mobile AKQA pour donner accès à ses clients au service NIKEiD via leur téléphone mobole. PhotoiD avait comme objectif de renforcer la position de Nike en tant que marque leader en matière d'innovation et de création de nouvelles expériences.


Le service est très simple d'utilisation

  • Tout d'abord, les utilisateurs doivent trouver des couleurs dans leur environnement qu'ils souhaitaient voir sur leurs baskets, et prendre une photo de ces couleurs avec leur mobile.
  • Ensuite, ils envoient ces photos par MMS à Nike
  • PhotoiD identifie les 2 couleurs dominantes de l'image, recherche parmi les coloris disponibles chez Nike les tons les plus approchants, et génère une image des baskets ainsi customisées
  • Enfin, le client reçoit une image de ses chaussures customisées, superposées à sa photo originale.

Le tout en quelques secondes, ce qui rend le processus vraiment très interactif pour le consommateur.

Une fois que le consommateur a reçu son image, il peut bien sûr la sauvegarder comme fond d'écran, l'envoyer à un ami, et surtout aller sur le site internet NIKEiD et saisir son code DESIGNiD pour finaliser son achat.

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(photos : Mobile Advertising News)

 

L'interactivité visuelle est la branche en plein essor du marketing mobile - et très probablement celle qui va lui permettre de monter en puissance - grâce aux développements technologiques récents : QR codes, reconnaissance d'images, et autres réalité augmentée

Cette campagne est un très bon exemple d'interactivité visuelle : ici on a utilisé les capacités de capture d'image et d'envoi/réception de MMS d'un mobile comme moyen d'interagir avec le consommateur.

Croisons cela avec le boum des applications mobiles, et nul doute que les « copies » vont se multiplier.

 

30.07.2009

Après les beauty-class, les shaving-class…

Les beauty-addict ont leur beauty-class, les hommes ont maintenant des shaving-class !

 

Trumper shaving school.jpg La « science du rasage » n'est pas innée : tous les hommes ont besoin d'en apprendre l'art et la manière, et malheureusement beaucoup d'entre eux sont mal instruits. Ce triste constat est fait par Geo F. Trumper, un barbier londonien, qui a donc décider de proposer à ces clients des cours pour apprendre à se raser convenablement.

Ces shaving-class se dont en session individuelle, au cours de laquelle un barbier montre au client les meilleures techniques pour se raser et pour éviter tous les problèmes du genre poil incarné et feu du rasoir. D'autres conseils sont dispensés en fonction du type de peau.

Deux types de cours sont proposés, en fonction des compétences que monsieur souhaitera acquérir : le cours de rasage au Mach 3, ou bien le cours de rasage au rasoir traditionnel.

 

A l'instar des beauty-classes désormais proposées par la plupart des grandes marques de cosmétique de luxe à leurs meilleures clientes, la Maison Trumpers s'appuie sur ses compétences reconnues pour promouvoir auprès des hommes modernes l'art du rasage à l'ancienne, tout en faisant à ses clients une heure de démonstration produit sur les avantages de son matériel haut de gamme.

 

20.07.2009

Des parkings-vestiaires pour les vélocyclistes

Aller travailler en vélo, c'est bien beau, mais rouler en costume-cravate en plein mois de juillet ça peut donner chaud, et les conséquences ne sont pas du meilleur effet auprès de ses collègues. Certes, on peut toujours venir en tenue légère, s'enfermer dans les toilettes pour se rincer avec des lingettes avant d'enfiler son costume préalablement sorti du sac à dos, mais ce n'est pas franchement optimal...

D'où la formidable idée de la société australienne Penny Farthings : le « green pod ».

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Le green pod, c'est un gros module de la taille d'une place de parking à voiture, qui comprend une douche, un vestiaire, 10 places de vélo et autant de casiers à verrouillage électronique (ou, dans sa deuxième configuration, 2 douches, 2 vestiaires, 20 casiers, mais par de parking à vélos).

Conçu dans une logique de respect de l'environnement, le green pod utilise des matériaux et technologies les moins consommatrices : l'éclairage est assuré par des LED, qui s'allument à l'activation des capteurs de présence, la douche est à énergie solaire et comprend une minuterie, les eaux usagées sont recyclées pour pouvoir être évacuées dans les espaces verts environnants. Dernière ingéniosité du green pod : son système d'auto-nettoyage.

 

pod_interior_final500.jpg Le module peut être implanté à l'intérieur comme en extérieur, et il fonctionne sur une batterie de 12V (une municipalité ou une entreprise vertueuse ne manquera d'installer des panneaux solaires à proximité, pour alimenter la batterie en électricité « verte »)

 L'accès à l'installation se fait via une carte réservée aux abonnés.

 

Avec l'essor du vélo dans les grandes agglomérations, on peut parier sur le succès d'un tel produit-service.

08.07.2009

« Les caves se rebiffent » : du nouveau dans la distribution de vins

Conquérir de nouveaux clients et tisser une relation durable avec eux, c'est le vœu de tout commerçant... voici deux initiatives qui, en s'inspirant des pratiques et des services d'autres secteurs d'activité, permettent à deux distributeurs de vin de répondre de façon innovante à ces problématiques.

 

Essayer avant d'acheter : la dégustation en ligne est désormais possible

« Internet, c'est formidable, cela permet de toucher de nombreux clients potentiels ». Certes, mais en matière d'œnologie, il y a un obstacle de taille : on achète rarement sans avoir goûté avant.

Vigneron de Tain-l'Hermitage, Laurent HABRARD a la volonté de se servir d'internet comme d'une passerelle entre lui et les consommateurs,  pour développer la notoriété de son petit domaine.

Pour convaincre les prospects, il a donc l'idée d'échantillonner ses principales productions. Il travaille en partenariat avec l'INRA de Montpellier et l'Ecole des Arts et Métiers de Paris, pour créer un contenant facilement transportable, permettant de conditionner des vins en toute petite quantité tout en conservant leur qualité.

Moyennant 6,90 € remboursés à la première commande, on peut donc demander sur le site internet Domainehabrard.com à recevoir par La Poste le coffret-test de trois tubes contenant chacun 6 cl des différentes cuvées du domaine.

Bien vu : la preuve par l'essai plutôt qu'une belle étiquette et un beau discours, c'est ce que recherchent de plus en plus les consommateurs.

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Epargner avant d'acheter  ...sa cave

Alexandre MAHUT, ancien joueur de rugby et désormais caviste avec une boutique à Nîmes et une autre à Levallois Perret, propose aux amateurs de vin un nouveau concept : l'épargne-vin.

Les clients définissent un budget mensuel fixe (minimum 50 €), et Alexandre Mahut se charge de sélectionner pour eux des vins qui correspondent à leurs souhaits, préalablement établis. Les vins sont conservés par le caviste, dans des casiers nominatifs, à totale disposition des clients.

Le caviste promet un point mensuel, par mail, avec chaque client.

Ce système a plusieurs avantages :

  • il permet à des novices de se constituer une cave originale - Alexandre Mahut se fait fort de proposer des vins rares,
  • il permet de conserver et laisser vieillir ses vins dans des conditions optimales
  • il permet enfin d'économiser pour s'offrir de temps à autre une très bonne bouteille

Un indéniable sens du service, doublé d'un super produit fidélisant.

17.04.2009

Banque et téléphonie mobile : un pari à faire ?

Au départ, quand j’ai vu à la télé la nouvelle campagne du CIC pour son offre de téléphonie mobile, je suis restée perplexe. Certes, après l’assurance et les services à la personne, les banques doivent continuer à chercher de nouveaux services pour se différencier les unes des autres. Mais la téléphonie mobile ? Quel intérêt pour le client à prendre un forfait téléphonique dans sa banque ?

Et bien, pour le client, aujourd’hui, il n’y a aucun intérêt à quitter son opérateur historique : l’offre proposée par CIC Mobile n’est pas différente de ce qui existe sur le marché. Mais pour la banque, il est essentiel de commencer à recruter des clients en tant que MVNO, car la banque mobile, c’est pour bientôt.

La dernière édition de l’étude sur l’innovation bancaire, menée par Novamétrie et ses partenaires auprès de clients internautes bancaires et d’experts de la banque et de la téléphonie mobile dans différents pays européens conclut que la gestion de ses comptes et le paiement de ses achats sur téléphone mobile deviendraient une pratique généralisée d’ici deux à trois ans.

Certes, tous les freins techniques (vitesse et sécurisation des réseaux, normalisation des technologies sans contact…) ne sont pas levés. Mais 66% des clients interrogés se disent prêts à gérer leurs comptes sur leur mobile dans un futur proche, et 70% sont favorables à des solutions de paiement par mobile.

En France, 17% des personnes interrogées seraient prêtes à changer de banque pour une offre mobile attractive…mais les banquiers sont seulement 4% à considérer le mobile comme un éventuel outil de conquête. Le CIC fait donc figure de pionnier.


Néanmoins, entre les déclarations d’intention et la réalité…. Selon une étude menée par KPMG, auprès de 500 américains, rapportée par le Journal du Net, seuls 9 % d'entre eux ont déjà testé les services bancaires via mobile alors qu'ils sont 76 % à les utiliser couramment sur l'Internet fixe. 95 % des répondants indiquent également qu'ils n'achètent pas via leur mobile. La protection des données privées et de la sécurisation des transactions reste le premier frein évoqué (pour 48 % des répondants). De plus, les personnes interrogées ne se disent pas prêtes à payer un supplément pour un tel service.


En tout état de cause, le CIC a probablement raison de se positionner si tôt car dans le domaine du paiement par téléphone mobile, le jeu des acteurs entre les banquiers, les opérateurs de téléphonie mobile (qui disposent également de sociétés financières, ou qui pourraient s’allier à des sociétés financières pour proposer des offres), et les constructeurs de terminaux, est loin d’être figé.


Aparté :
Pour accompagner le lancement de son offre mobile, le CIC a mis en place une opération de prospection et de recrutement sous la forme d’un jeu-concours plutôt bien doté.

Parmi les informations obligatoires à fournir pour participer, on trouve notamment le nom de son opérateur téléphonique, et sa date de fin d’engagement… bien vu.

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24.02.2009

"I'm a Mrs", le site qui change la vie des jeunes mariées

Une nouvelle idée de service pour commencer la semaine, avec le site canadien "I'm a Mrs".

Organiser son mariage, cela prend beaucoup, beaucoup de temps… et cela ne finit pas forcément le jour J. car pour une femme, changer son nom de jeune fille pour le nom de son mari peut s’avérer un processus tout aussi laborieux.

C’est la mission de « I’m a Mrs », le site qui facilite les démarches administratives des nouvelles épouses.

Liste des organismes à prévenir, lettres type, formulaires administratifs divers : tout est disponible sur le site, et accessible sous la forme de deux packs.
- le pack Standard comprend l’accès à tous les formulaires de l’administration, ainsi qu’à trois de formulaires additionnels présents dans la base de donnée de « I’m a Mrs », au choix de la mariée
- le pack Premium permet l’accès à tous les types de formulaires : administratifs, bancaires, d’assurances, de programmes de fidélité, de club de gym etc…de la base de données du site

Les clientes peuvent contacter le site pour demander le référencement de nouveaux formulaires.

Les documents choisis sont ensuite automatiquement personnalisés aux nouvelles coordonnées de la mariée, grâce au formulaire d'enregistrement sur le site : ne reste plus qu’à les imprimer, les signer et les poster !

Le site permet enfin de souscrire une carte pour soi, ou de l’offrir à une amie, pour un cadeau de mariage original.

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12.02.2009

To be or not to be "it"

Société de consommation = liberté de choix, société d'hyperconsommation = trop de choix ?

Les consommateurs qui n'ont pas choisi, crise oblige, de réviser leurs priorités et de consommer désormais "essentiel", ne savent plus où donner de la tête. Alors pour les aider à faire le tri, des classements en tous genres se sont multipliés, avec un postulat de base : si c'est acheté/ recommandé/ lu par la majorité, c'est forcément de la qualité.

Dans un autre registre, la recherche d'une caution, d'un label décerné par une "autorité morale", une entité reconnue dans son domaine de compétence, est également très prisée : "si c'est bon pour moi, c'est bon pour vous". Et web 2.0 oblige, les chantres du "lifestyle" rencontrent autant de succès que les magazines spécialisés.

On trouve donc d'un côté des magazines et des blogs influents, de l'autre des sites web permettant de recueillir les avis et de noter les produits / les prestations achetées. Bien, mais pas top ? Muni de ces précieuses informations, l'internaute est tout de même obligé de visiter plusieurs lieux, physiques ou virtuels, pour trouver la crème de la crème dans tous ses champs d'investigation.


C'est tout le concept de RANKING RANQUEEN, une chaîne de distribution japonaise créée en 2001, forte aujourd'hui de 11 magasins dans l'archipel.

En effet, chaque produit référencé appartient obligatoirement au Top 3, 5 ou 10 de sa catégorie, classement déterminé par les meilleures ventes des grands magasins de Tokyo et les panels des sociétés d'études spécialisées. Que ce soit des bains moussants, des pinces à épiler, des soupes, du chocolat, des imprimantes... tous les best sellers du moment sont représentés.

De quoi faire fuir les adeptes de l'originalité et de la volonté de se démarquer.

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